Déclaration 

Déclaration 

 

Nous, les ONG de défense des droits humains et les acteurs associatifs sur les migrations en  Afrique et Europe, ayant constaté.e.s avec beaucoup d’inquiétude en ces dernières mois les  conditions inhumaines et les situations précaires et dangereuses dans lesquelles vivent les  migrant.e.s dans les pays d’Afrique du Nord (Algérie, Libye, Maroc et Tunisie) ainsi dans d’autres  pays du Sahel. Ces circonstances drastiques deviennent de plus en plus catastrophiques à cause  des politiques migratoires répressives par ces pays, en plus des répercussions néfastes dues par  la propagation de Covid-19.

Cette situation tellement alarmante et critique nous interpelle en tant que défenseur.e.s des  droits de l’Homme en général et les droits des migrant.e.s en particulier à agir et réagir par la  publication de cette déclaration conjointe à fin d’éclairer l’opinion publique tant au niveau  régional qu’international sur les différents abus et multiples violations commises à l’encontre des  personnes migrantes, ainsi de prendre des positions en défendant et protégeant les droits des  migrant.e.s et leurs libertés.

Nous sommes particulièrement horrifié.e.s par les témoignages des migrant.e.s témoin.e.s à des  mauvais traitements ou renvoyé.e.s vers un pays où ils risquent d’être persécuté.e.s.

Algérie : Refoulements systématiques massifs aux frontières du Sud

Les communautés africaines subsahariennes sont exposées à une violence incessante de la part  des autorités algériennes et vivent dans des conditions extrêmement précaires.

Malgré les critiques, l’Algérie continue de renvoyer en masse des migrant.e.s vers le Niger. Pour  la seule journée du 23 mars, 601 personnes ont été expulsées vers le désert, dont une majorité  de ressortissant.e.s guinéen.ne.s et malien.ne.s.

Ce genre de refoulement collectif est fréquent. Depuis le début de cette année, 3 779 personnes  ont été renvoyées de l’Algérie vers le Niger. La plupart sont originaires d’Afrique de l’ouest,  principalement du Niger, de Guinée Conakry et du Mali.

En 2020, le nombre total de ces déportations massives s’élevait à 22 631.Seulement en Mars  2021, 6249 personnes ont été expulsées d’Algérie au Niger à travers Assamaka (Niger)  selon les lanceurs d’alerte d’Alarme Phone Sahara (APS). Le 12 Avril il se déroulait une  expulsion de 1329 citoyen.ne.s nigérien.ne.s. Et selon des différentes ressources « un  nombre de plus 50 personnes a été tuées suite à un accident de bus du 12 Mars.Ce  pendant des clarifications sont demandées de la part de l’État algérien sur ce qui s’est  réellement passé dans ce convoi d’expulsion qui a quitté Alger.

Les vagues de rafles, d’arrestations et d’expulsions depuis Septembre 2020 sont un  résultat direct de la « réforme migratoire » et de la création d’une commission  interministérielle pour lutter contre la « migration irrégulière », annoncée par le ministre  algérien de l’intérieur Kamel Beldjoud lors d’une session plénière du parlement le 30  septembre.

Sachant qu’il ya deux types de convois d’expulsions: a) Les convois « officiels » avec lesquels des citoyen.ne.s du Niger sont expulsé.e.s à la base  de l’accord entre l’Algérie et le Niger. Dans les convois « officiels », les gens sont amené.e.s  directement jusqu’au poste frontalier au Niger d’Assamaka et de là transporté.e.s jusqu’à  Arlit ou Agadez. b) Dans le contexte d’une expulsion « non officiel » les personnes sont laissées dans la zone  frontalière entre l’Algérie et le Niger, au milieu du désert, et forcées de marcher 15 à 20  kilomètres à pied jusqu’au poste de frontière d’Assamaka. Avec cette pratique, les forces  de sécurité algériennes mettent toujours la vie des personnes expulsées en danger, au  risque qu’elles se perdent dans le désert, si bien que les expulsions en convois non officiels

se poursuivent d’une façon permanente. Les migrant.e.s sont interpellé.e.s partout dans le pays, dans la rue, sur leur lieu de travail, dans leurs habitations, dans les magasins… Ils et elles sont mis pendant plusieurs  jours, voire plusieurs semaines, en cellule, où certains affirment avoir été battu.e et  dépouillé.e de leurs effets personnels. Ensuite, les exilé.e.s sont regroupé.e.s dans des bus  et renvoyé.e.s dans le désert, à la frontière entre l’Algérie et le Niger.

Les images de cet énième scandale dans le traitement inhumain des migrant.e.s  subsaharien.ne.s par l’Algérie sont insoutenables. L’accident qui a eu lieu le 25 mars  dernier, quelques parts sur la route entre Alger et Tamanrasset (situé à près de 2 000 km  au sud d’Alger), lors de l’expulsion de centaines de migrant.e.s subsaharien.ne.s à bord de  82 autocars auquel il y avait des dizaines de blessé.e.s graves, dont beaucoup de  mourant.e.s. Sans parler qu’ils doivent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à pied  dans le désert pour espérer arriver au premier village nigérien, situé après la frontière  algérienne. Affamé.e.s, déshydraté.e.s, nombreux.se sont ceux et celles qui n’y a arrivent  pas.

En effet, des conditions d’arrestation, de détention, et d’expulsion de la part du  gouvernement algérien qui ne respectent pas le principe fondamental de non-refoulement  et sont des pratiques contraires au droit international des droits d’humains et au droit  international des réfugié.e.s.

Libye : Au cœur de l’horreur, arrestations et enfermements : situation chaotique 

La Libye est devenue une plaque tournante du fait du chaos qui règne dans ce pays depuis la  chute de Kadhafi en 2011. Les traitements réservés aux migrant.e.s dans les centres de  détention nous inquiètent énormément.

On a observé.e aussi que les garde-côtes libyens ont renvoyé en Libye un grand nombre de  personnes tentant de traverser la Méditerranée au cours des premiers mois de 2021 avec la  complicité de l’Agence des gardes-frontières (Frontex).

En février 2021, 3 400 personnes ont été renvoyées en Libye, et ce chiffre augmente  constamment. Les migrant.e.s vivent dans des conditions très préoccupantes dans les centres de  détention libyens, de plus en plus surpeuplés, dans lesquels ils et elles sont transféré.e.s. Le  centre de détention d’Al-Mabani, à Tripoli, a accueilli à lui seul plus de 1 000 personnes en  février. Les acteurs humanitaires opérant dans ce centre de détention ont dénoncé une grave  surpopulation et des infrastructures inadéquates, un manque de nourriture et d’eau, ainsi que  des mauvais traitements et des violences.

Seulement en début de février, près de 1 500 personnes qui ont fuies l’enfer libyen ont été  interceptées par les garde-côtes libyens et renvoyés dans les centres de détention notoires du  pays où ils et elles risquent d’être victimes d’exploitation, d’abus et de traite.

De l’autre côté, un naufrage s’est produit au large des côtes libyennes (17 mars 2021), lorsqu’un  bateau avec plus de 100 personnes à bord qui avait quitté la Libye a pris feu. Au moins 60  personnes sont portées disparues et vraisemblablement mortes, tandis que 45 autres ont été  ramenées en Libye.

Maroc: Abus de droits humains et complications au renouvèlement de séjour 

Suite au nombre considérable des migrant.e.s africain.e.s, tout âge, genre et nationalité confondus et qui souhaitent traverser la frontière maritime depuis le Maroc en quête d’une vie  digne et d’un avenir meilleur, beaucoup sont mort.e.s noyé.e.s en traversant l’Océan Atlantique  et la mer Méditerranéenne. Sachant que l’Etat marocain n’a même pas porté assistance à des  millions de citoyen.ne.s marocain.ne.s qui sont en situations socio-économiques et psychiques  tellement déplorables en cette période de la pandémie du Covid-19. A ce niveau, comment peut on attendre une réaction positive de la part de l’Etat marocain en faveur des migrant.e.s qui se  trouvent dans une extrême vulnérabilité sur son territoire?

En effet, vulnérables et précaires, les migrant.e.s sans-papiers figurent en bonne position sur la  liste des populations les plus menacées par la crise sanitaire. Mais leur place dans la campagne  de vaccination contre le Covid reste encore à préciser et qui suscite nos inquiétudes.

Ceci nous conduit à poser la question suivante: Où dépense l’Etat marocain les millions d’Euros – l’argent des contribuables – qui reçoit de l’UE sous forme d’aide pour gérer le phénomène  migratoire?

En fait, ce qui intéresse l’Etat marocain, c’est seulement sa réussite dans les opérations  d’expulsion et de refoulement menées contre des migrant.e.s soit vers la frontière maroco algérienne ou vers le sud du Maroc (Sahara) suite à une approche sécuritaire pire et pure en  jouant le gendarme de l’Europe.

Ces refoulement.e.s qui se font dans des conditions inhumaines et désastreuses, sans prendre  compte de la vulnérabilité des personnes migrantes refoulées (femmes enceintes, mineurs non  accompagnés, personnes malades …..), en violation de tous les droits et en utilisant des  méthodes indignes et des pratiques injustes vis-à-vis des migrant.e.s à travers des arrestations  arbitraires, des raids à domicile, des poursuites judiciaires, des actes de violence et de vol, des  humiliations, des confiscations et des destruction des biens ainsi mettre le feu aux camps des  migrants situés dans les forêts. Sans oublier, les complications et les difficultés que rencontrent  les migrant.e.s aujourd’hui lors du renouvellement de leurs titres de séjour au Maroc.

De l’autre côté du Maroc et dans les dernières semaines, on peut noter aussi la situation  drastique aux Iles des Canaries qui rappelle celle des camps de l’île grecque de Lesbos, où les  conditions de vie étaient déplorables. Menacés d’expulsion, les migrant.e.s demandent à être  transférés en Espagne continentale et exigent de meilleures conditions d’accueil

Sans parler, l’exploitation et les actes de violence de tout genre qui encourent les marocaines  travailleuses dans les fermes andalouses ainsi les mineurs non accompagnés qui sont détenus  soit dans des centres aux deux enclaves espagnoles Ceuta et Melilla soit dans d’autres villes à la  péninsule ibérique.

Niger: Expulsions et détentions 

La politique nationale de la migration au Niger s’inscrit dans un contexte général international et  national marqué par plusieurs enjeux liés à la sécurité, à la migration, au développement des  espaces frontaliers.

À cheval entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, le Niger est considéré comme le pays de  transit par excellence des candidat.e.s à la migration vers l’Europe. En ce sens, il fait partie des  pays retenus pour abriter des centres de tri des personnes candidat.e.s à la migration. Ces  centres, installés à Agadez, examinent les dossiers des candidat.e.s à la migration vers l’Europe,  notamment celui des demandeur.e.s d’asile. Les autres sont réacheminées vers leur pays  d’origine par l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), ou disparaissent dans la nature,  restant bloqué.e.s au Niger ou reprenant leurs routes vers l’Afrique du Nord et parfois l’Europe.  Par ailleurs, une unité d’enquête spécialisée, composée de policiers nigériens, français et  espagnols en plus de Frontex renforce ce dispositif opérationnel. Ce qui renforce davantage la  présence européenne dans la lutte contre les mouvements migratoires au Niger. La  criminalisation de la migration suite à la « loi 036-2015 » et à la base de cette loi, beaucoup  de personnes sont accusées de travailler avec ou de transporter des migrant.e.s dites  « irréguliers » ont déjà été mises en prison et leurs véhicules ont été confisqués. Cette  politique de criminalisation fait que les trajets de migration sont devenus encore plus  dangereux, parce que les chauffeurs prennent des trajets reculés, loin des routes officielles  où le risque est plus grand de se perdre ou de ne jamais être trouvé en cas d’accidents.

Ainsi l’accord d’expulsions qui est en place entre l’Algérie et le Niger a ouvert la porte  pour les expulsions en masse de milliers de citoyen.ne.s du Niger qui vivaient en migration  en Algérie. En plus, l’état du Niger n’arrive pas à mettre fin aux expulsions « non officielles » de milliers de citoyen.ne.s d’autres pays principalement subsahariens qui sont  déposé.e.s en désert dans la zone frontalière par les forces algériennes et qui se retrouvent  à la fin bloqué.e.s dans les camps de l’OIM et dans les ghettos non officiels de migrant.e.s  dans les villes nigériennes. Ils et elles ont ni la possibilité de retourner dans leurs régions ou  pays d’origine, ni la possibilité de poursuivre leur périple de migration.

En février 2021, de plus en plus de personnes ont disparu sur la route meurtrière d’Agadez à la  frontière libyenne et qui constitue un cimetière à ciel ouvert.

Le 21 mars dernier, 601 migrant.e.s de plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne, dont 10 femmes  et deux filles, ont été expulsé.e.s et laissé.e.s dans la zone frontalière entre l’Algérie et le Niger  au milieu du désert et forcé.e.s de marcher 15 à 20 kilomètres jusqu’au poste de frontière  d’Assamaka, comme cela arrive habituellement aux personnes expulsées dans les convois  d’expulsion non officiels d’Algérie.

Deux jours plus tard, le 23 mars, un autre convoi en provenance d’Algérie est arrivé avec des  personnes expulsées par la force. Cette fois, la plupart des migrant.e.s étaient des nigérien.ne.s,  dont 917 hommes, 66 femmes, 94 garçons mineurs et 87 filles mineures. A cela s’ajoutent  d’autres migrant.e.s d’Afrique subsaharienne : 23 personnes du Tchad, 9 du Bénin, 5 du Nigeria,  3 du Burkina Faso, 3 du Mali, 2 du Togo, une personne du Ghana et une du Liberia. Le nombre  élevé de mineur.e.s parmi elles montre une fois de plus le mépris des droits d’enfants par les  forces de sécurité algériennes.

Tunisie: impasse et conditions de vie qui s’aggravent … 

Depuis le 1er janvier jusqu’au 24 février 2021, le nombre de migrant.e.s arrivé.e.s sur les côtes  italiennes en provenance de Tunisie en raison de conditions socio-économiques difficiles a atteint  au moins 558, contre 94 immigré.e.s à la même période de 2020.

Une hausse observée dans le nombre de tentatives de migrant.e.s vers les côtes italiennes est  expliquée par les mouvements de protestation qu’a connue le pays, soulignant l’existence d’un  lien étroit entre les mouvements sociaux et la montée de la migration.

S’agissant des migrant.e.s selon les nationalités, le pourcentage de Tunisiens interceptés a  atteint 45,1% contre 54,9% pour les non-Tunisiens. Ce taux élevé a été expliqué par le fait que  cette période de l’année est appropriée pour les migrant.e.s subsaharien.ne.s, d’autant plus que  les réseaux tentent de les attirer à cette période pendant laquelle le taux de participation des  Tunisiens diminue. Mais on ne peut ignorer la vulnérabilité des migrant.e.s subsaharien.ne.s en  Tunisie, qui les conduit à considérer la migration comme la seule solution pour améliorer leur  situation.

L’autre raison, c’est l’impact du Covid, surtout sur les communautés subsahariennes présentes en  Tunisie. Ces migrant.e.s travaillent beaucoup dans le secteur informel, sur les chantiers, dans les  cafés, les restaurants… Avec la pandémie, ils et elles ont perdu leur emploi. Donc, ils et elles n’avaient pas d’autres solutions que de partir, d’autant qu’on ne sait pas quand cette crise  prendra fin.

Devant cette aggravation dans la vie quotidienne des migrant.e.s subsaharien.ne.s en Tunisie, on  a pu consulter des photos publiées depuis le 25 mars sur les réseaux sociaux montrent des  migrant.e.s subsaharien.ne.s ensanglanté.e.s et arborant un bandage sur le bras ou des  compresses sur la tête. À en croire les légendes qui accompagnent ces images, ils et elles

seraient les dernières victimes d’une vague d’agressions “ciblées” contre les ressortissant.e.s des  pays subsahariens qui vivent notamment dans les quartiers populaires situés au nord de Tunis.

En plus, on a pu constater des traversé.e.s par la Méditerranée centrale qui ont causés la mort de  quelque 190 personnes en 2021, tandis que quelque 5 700 autres sont arrivées en Italie en  provenance d’Afrique du Nord. Cela représente une moyenne de près de trois décès par jour.

A ce niveau, on peut citer deux traversées tragiques des migrant.e.s depuis la Tunisie, à savoir :

La première enregistrée le 13 février 2021 dans laquelle un bateau de 48 personnes a chaviré au  large de la Tunisie, laissant 22 personnes disparues et un corps retrouvé.

La deuxième datée du 9 mars 2021, lors d’une tentative d’atteindre l’île italienne de Lampedusa,  au moins 39 personnes ont trouvé la mort dans un naufrage au large des côtes de Sfax, dont  quatre mineurs. Tandis que 165 autres personnes ont été interceptées par les gardes côtes  tunisiennes.

Suite aux situations citées ci-dessus, nous sommes particulièrement horrifié.e.s par les témoignages des migrant.e.s témoin.e.s à des  mauvais traitements ou renvoyé.e.s vers un pays où ils risquent d’être persécuté.e.s, dont nous  parlons dans la version longue de l’appel. Nous y sélectionnons quelques cas dont nous avons  connaissance et qui se sont produits dans les pays mentionnés. Il est clair que nous ne sommes  malheureusement pas témoins de tous les crimes contre les migrant.e.s. Nous voulons d’autant  plus insister sur nos demandes auprès des Etats respectifs, des représentant.e.s du régime  frontalier et de l’UE : 

* Arrêtez vos pratiques migratoires répressives et réticentes ainsi aux politiques frontalières et  meurtrières contre les migrant.e.s et les demandeur.s.e.s d’asile ! En plus, on demande l’arrêt  immédiat des procès qui affectent le droit des migrant.e.s à la liberté de mouvement et qui  servent à criminaliser la migration en quête à la recherche de dignité et de sécurité personnelle  et collective. 

* Mettez fin aux arrestations arbitraires et refoulements à chaud qui sont encours, afin de  garantir la sécurité de ces personnes migrantes subsahariennes en détresse ! 

* Nous demandons la libération totale et immédiate de toutes les migrant.e.s et détenu.e.s dans  les prisons et les centres de détentions en Algérie, au Maroc et à la Lybie.  

* Respectez les engagements internationaux au respect et à la promotion des droits humains des  migrant.e.s et la protection des réfugié.e.s et des demandeurs et demandeuses d’asile. 

Comme nous tenons : 

* A dénoncer les rôles joués par les pays d’Afrique du Nord et du Sahel autant que des  gendarmes de l’UE en matière de militarisation et d’externalisation de leurs frontières; 

* De demander l’arrêt de l’externalisation des frontières européennes sur le sol africain;

* De déclarer notre entière solidarité avec leurs revendications, ainsi les assurons de toute notre  vigilance afin que leur soient reconnus l’ensemble de leurs droits et de leurs libertés; 

* De réclamer l’octroi systématique à tous les migrant.e.s d’une complète liberté de circulation et  d’installation ; 

* D’appeler les gouvernements de ces pays au respect de leurs engagements internationaux  relatifs au respect des droits humains fondamentaux.

 

Le 25/ 04/2021

Signataires : 

– Alarm Phone – AP Maroc

– Réseau Alarme Phone Sahara – APS Agadez -Niger

– Pateras de Vida – Larache – Maroc

– Afrique-Europe-Interact -AEI

– Association Marocaine des Droits Humains – AMDH Maroc

– Groupe de Recherches et d’Actions sur les migrations – GRAM Bamako- Mali – Hirak Algerie / Berlin Allemagne

– Association Togolaise des expulsés- ATE/Togo

– Milano Senza Frontière (Italia)

– Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique-Confédération  Générale autonome des travailleurs en Algérie SNAPAP- CGATA / Algerie

– EuroMed Droits

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