Des fonds de l’UE pour stopper les flux des migrants

 Des fonds de l’UE pour stopper les flux des migrants

La Commission européenne prévoit un financement de 140 millions d’euros, dont 70 millions directement accordés au gouvernement marocain, pour aider le Maroc à lutter contre l’immigration clandestine, selon El País.Les 70 millions d’euros directement injectés dans le budget marocain proviendront du fonds fiduciaire que l’UE alloue pour contenir les flux migratoires et qui a été reversé, en trois ans d’existence, en grande partie à la Libye – 237 millions d’euros contre 17 millions destinés au Maroc.

Le reste de l’enveloppe financière sera géré par deux entités: 40 millions par la Fondation internationale et ibéro-américaine pour l’administration et les politiques publiques, et 30 millions par le Centre international pour le développement des politiques en matière de migration (ICMPD), détaille le journal ibérique.

“Contrairement aux 70 millions que le gouvernement marocain recevra directement, sans programmes ni conditions, ces deux sommes pourraient prendre plus de temps à être mises en place car il ne s’agira pas de transfert direct mais elles seront liées à des projets spécifiques”, souligne la même source.

Toujours selon El País, Bruxelles aurait élaboré un plan d’accompagnement prévoyant un soutien financier à long terme. “Des sources européennes estiment que ces décaissements pourraient s’élever à environ 50 millions d’euros annuellement. Cela dépendra, en définitive, de l’évolution du phénomène migratoire”, souligne le quotidien.

L’accord, qui aurait été finalisé jeudi dernier à Rabat lors du passage d’une délégation de l’UE dans la capitale, n’a pas encore fait l’objet d’une annonce officielle ou d’une réaction du côté marocain.

22/10/2018 – Rédaction du HuffPost Maroc

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Historique du dossier

Depuis le début du mandat de la Commission Juncker, la gestion des frontières et celle des migrations constituent une priorité politique – depuis les orientations politiques présentées en juillet 2014 par le président Juncker jusqu’à son dernier discours sur l’état de l’Union prononcé le 13 septembre 2017.

Cependant, l’Europe a été surprise par l’ampleur et l’urgence de la crise des réfugiés de 2015-2016. Pour éviter une crise humanitaire et permettre une réponse commune à ce défi sans précédent, ainsi qu’aux nouvelles menaces pesant sur la sécurité, l’UE a fait usage de toute la souplesse possible dans le budget existant afin de mobiliser des fonds supplémentaires. En plus des dotations initiales pour la période 2014-2020 s’élevant à 6,9 milliards d’euros pour l’AMIF et le FSI (frontières et police), un montant supplémentaire de 3,9 milliards d’euros a été mobilisé pour atteindre 10,8 milliards d’euros en faveur de la migration, de la gestion des frontières et de la sécurité intérieure – et cela ne comprend même pas le financement important mobilisé pour faire face à la crise des réfugiés à l’extérieur de l’UE.

Tirant les enseignements du passé, la Commission propose à présent de doubler le financement dans tous les domaines, avec 10,4 milliards d’euros pour la migration, 9,3 milliards d’euros pour la gestion des frontières, 2,5 milliards d’euros pour la sécurité intérieure et 1,2 milliard d’euros pour le déclassement sécurisé des installations nucléaires dans certains États membres – soit plus de 23 milliards d’euros au total.

En outre, le soutien aux organismes de l’UE dans le domaine de la sécurité, de la gestion des frontières et des migrations sera revu à la hausse, passant de 4,2 milliards à 14 milliards d’euros.

Pour en savoir plus

Foire aux questions – Le financement futur de l’UE pour la gestion des migrations et des frontières

Textes juridiques et fiches d’information:

  • Règlement portant création du Fonds «Asile et migration»
  • Annexes au règlement portant création du Fonds «Asile et migration»
  • Règlement portant création de l’instrument de soutien financier relatif aux équipements de contrôle douanier
  • Annexes au règlement portant création de l’instrument de soutien financier relatif aux équipements de contrôle douanier
  • Règlement portant création de l’instrument de soutien financier dans le domaine de la gestion des frontières et des visas
  • Annexes au règlement portant création de l’instrument de soutien financier dans le domaine de la gestion des frontières et des visas
  • Analyse d’impact du programme du CFP
  • Analyse d’impact: Résumé
  • Fiche d’information – Un budget de l’UE pour l’avenir: Soutenir une politique de l’UE énergique, réaliste et équitable
  • Fiche d’information – Un budget de l’UE pour l’avenir – Sécuriser les frontières extérieures de l’UE

De plus amples informations sur le budget de l’UE pour l’avenir sont disponibles ici.

Site web du commissaire Dimitris Avramopoulos

Suivre le commissaire Avramopoulos sur Twitter

Site web du commissaire Pierre Moscovici

Suivre le commissaire Moscovici sur Twitter

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L’Union européenne veut réduire les flux migratoires en provenance de Libye

Pour assécher les flux de migrants africains vers l’Italie, l’Union européenne envisage différentes mesures concernant la Libye, parmi lesquelles un soutien renforcé aux gardes-côtes libyens.

 

La Commission européenne veut faire avancer  le dossier migratoire…

Après ses efforts pour stopper le flux de migrants en Méditerranée orientale et sur la route des Balkans, l’Union européenne porte maintenant son attention sur le principal pays de transit : la Libye. C’est par là que passent la plus grande majorité des migrants vers l’Europe, rappelle la Süddeutsche Zeitung : 90% des quelque 181.000 migrants arrivés en Italie en 2016 sont partis des côtes libyennes, plus que jamais auparavant.

Sauvetage de migrants devant les côtes de la Libye (septembe 2016)

La Commission européenne veut rapidement stabiliser la Libye. Elle a pour cela élaboré diverses initiatives et débloqué 200 millions d’euros du Fonds UE-Afrique. L’UE veut aider le gouvernement d’union nationale libyen à maîtriser la situation sur son littoral. Malte, qui détient la présidence du Conseil de l’UE et qui est aussi particulièrement touché par le problème migratoire, pousse à une action immédiate. Ainsi devant le Parlement européen, le Premier ministre maltais Joseph Muscat a même proposé la construction d’un mur de protection tout autour des ports libyens d’où embarquent les migrants en direction de l’Europe. En bouclant plus ou moins l’accès à la ligne côtière, les migrants resteraient ainsi sur le continent africain, espère Malte.

 

L’UE veut aussi procurer des navires et mettre en place un centre pour le sauvetage en mer. Un autre aspect concerne une meilleure coopération avec les voisins de la Libye au sud, comme par exemple le Tchad et le Niger. Au nord aussi, l’UE veut davantage impliquer la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte. Conseils et soutiens financiers sont proposés en échange d’une plus grande coopération sur la question migratoire. Enfin, la situation des migrants présents sur le sol libyen doit être améliorée avec l’aide du Haut Commissariat pour les Réfugiés et l’Organisation internationale pour les migrations. Enfin, le thème des quotas de réfugiés à répartir est toujours à l’ordre du jour; la question migratoire continuera sans aucun doute d’animer encore les débats dans les mois à venir, conclut le journal de Munich….
Date 27.01.2017. Auteur Philippe Pognan. Publié dans DW

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